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Évolution des armures dans l'histoire

Au Moyen-Âge, l’homme d’arme comprit très vite qu’il était aussi important de se protéger lors d’un combat que de porter un coup à l’ennemi. C'est pour cela qu'on développa des armes  offensives, notamment les boucliers, ou pendant les croisades avec la cotte de mailles.

Ainsi, dès le XIème siècle, les Normands utilisèrent, lors des conquêtes de Guillaume le Conquérant, des armures composées d´un gilet en cuir épais, le gambison, sur lequel on porte une chemise de mailles, le haubert, et un heaume avec protection nasale. Les Normands avaient également un bouclier ou écu pour se protéger des archers.

Armure de chevalier normand au XIème siècle.

 

Au XVème, les troupes françaises perdirent contre les Anglais en 1415 durant la bataille d'Azincourt. Les troupes anglaises dirigées par Henri V étaient pourtant 3 à 4 fois moins nombreuses, mais bien plus organisées face aux Français. En effet, Henri V disposait de 5000 archers qui tiraient des flèches toutes les 12 secondes, ce qui faisait 25 000 flèches par minute. La cavalerie française ne put résister à une telle attaque. C'est entre autres à travers la Bataille d'Azincourt, que l'homme du Moyen-Âge comprit qu'il fallait trouver une meilleure protection contre les archers.


Le XVème siècle vit donc l'apparition des premières armures de fer telles qu'on se les représente aujourd'hui, plus protectrices que la cotte de mailles contre les flèches. Ainsi, le harnois blanc fut la première armure tout en métal vers 1420. Contrairement aux préjugés reçus, même si certaines armures de décoration peuvent avoir un poids considérable, le poids moyen d'une armure de combat au XVème siècle oscille entre 20 et 25 kg. Les armures devaient permettre aux chevaliers de pouvoir se déplacer sans avoir un trop grand poids à porter.

Par la suite, les armures étaient décorées aux couleurs des armes de son propriétaire, de manière à l'identifier.


Le harnois blanc, première armure tout en métal apparue vers 1420.

 

Les différents éléments d'une armure de chevalier du XVème siècle sont les suivants :

  •  le heaume ou le casque

  •  le gorgerin pour protéger le cou

  •  la cuirasse pour le torse et le dos

  •  la spalière pour les épaules

  •  la rondelle fixée sur la spalière

  •  la cubitière pour les coudes

  •  la tassette pour l'aine

  •  la braconnière et les flancarts pour le bassin

  •  le canon d'avant-bras

  •  le gantelet qui est un gant métallique

  •  la jambière pour les jambes

  •  le cuissot pour les cuisses

  •  la genouillère pour les genoux

  •  la grève pour le tibia

  •  le soleret pour les pieds

On continua à fabriquer les armures de guerre jusqu'au XVIème siècle, date à laquelle apparurent les premières armes à feu  qui les rendirent dépassées.

On poursuivit cependant la fabrication des armures de joute ou de tounoi ainsi que les armures d'apparat. La joute équestre consiste à l´affrontement entre 2 chevalier qui chargent au galop face à face avec une lance pointée vers leur adversaire.

Contrairement aux idées reçues, la joute ne consistait à faire tomber son adversaire, mais à casser le plus de lances possible contre l´armure ou bouclier de son adversaire. Si le nombre de lances brisées était à égalité entre les 2 adversaires, la longueur des morceaux de lances brisés permettait de départager les chevalier. Les armures de joute, contrairement aux armures de guerre, étaient souvent accompagnées d´un bouclier.

Amure de chevalier de joute avec un heaume de templier.

Les armures furent encore utilisées par la suite plus par tradition ou pour l´apparat que par nécessité. Ainsi, de nombreux princes et rois d´Europe portaient des amures pour appuyer leur pouvoir militaire, mais ceci restait entièrement symbolique. On se rappellera notamment du célèbre portrait de Louis XV représenté en armure peint par Quentin de La Tour.

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